Association des Amis d'EL ALA de Rabat Salé



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Notre rubrique "hommages" commence par un aperçu sur la vie du regretté Abou Bakr KADIRI qui était Président d'honneur de notre association.



Biographie réalisée par la Fondation Abou Bakr KADIRI pour la Culture.










Hommage à Mohamed Benabdeslam Al Brihi



Source : Wikipédia

Mohamed Benabdeslam Al Brihi est un maâlem (maître) de la musique arabo-andalouse né à Fès à la du fin XIXe siècle, décédé dans les années 1940.

Il connaissait les modes andalous par cœur, sans notes, car il avait appris à l'oreille de ses maitres dont sont père Abdeslam, il était le plus connu et le plus recherché à Fès pour les soirées et les mariages. Sa musique est d'une virtuosité inégalée, c'est le tarab al-kabir des andalous. Sa formation, firqa, comprenait très peu de musiciens, cinq au maximum, il jouait le rebab. C'est lui qui donnait le rythme, le luthiste avec l'oud andalou à cinq cordes, puis suivait le percussionniste avec la derbuqa, puis le violoniste avec le kaman (al-Mtiri), le chanteur munshid et un claqueur de mains (seffaq).

Il reste aujourd'hui très peu d'enregistrements de la musique d'al-Brihi, à l'aide d'électrophones sur disques microsillons, notamment quelques extraits de 1920 dans lesquels il est accompagné du munshid Driss Benjelloun, le luthiste Azzuz Bennani et du violoniste Al-Mtiri.





Hommage à Haj Abdelkrim RAISS

Source : Wikipédia

Haj Abdelkrim Rais1 (الحاج عبد الكريم الرايس en arabe) est un digne représentant de la musique arabo-andalouse marocaine contemporaine ou Tarab El-Andalousi. Il a participé à de nombreux festivals internationaux et obtenu plusieurs prix et distinctions.

Haj Abdelkrim Raïs est né vers 1912. Jeune élève, il rejoint le dépositaire de cet art dans la ville impériale de Fès, Mohamed Benabdeslam Al-Brihi, qui tient lui-même de son père Abdeslam Al-Brihi. C’est auprès du premier qu’il perfectionnera son éducation musicale.

Au moment où Abdelkrim assure la relève, il donnera à son orchestre le nom du maître pour perpétuer son souvenir. L'orchestre s’étoffera par la présence de plus d’une vingtaine de musiciens, comme cela a été le cas lors de sa première apparition en France en 1984. D’ordinaire, l’ensemble d’Abdelkrim Rais ne dépasse pas la douzaine d’individus.

La notoriété du maître devait être déjà grande au Maroc puisqu’en 1969, il participait, en tant qu’expert, au congrès de la musique arabe de Fès. Il avait été inclus dans la commission des échelles et des rythmes de la musique andalouse-maghrébine. Cette commission statuera définitivement sur la nature des échelles, comme elle déterminera celle des rythmes en usage dans ce répertoire. Depuis, il a été demandé à tous les ensembles du Maroc de se conformer aux résolutions techniques prises par les participants-spécialistes.

Outre ses activités musicales les plus diverses, et la direction du conservatoire de musique de Fès, on doit à Abdelkrim Rais la publication de deux ouvrages. L’un, publié en 1982, collige sa version des poèmes de Mohamed ibn al-Hasan al-Haik qui a été le premier, au début du XVIIIe siècle, à recueillir par écrit onze noubas avec leurs poèmes respectifs, la modalité musicale et les rythmes correspondants. L’autre titre a été édité en 1985. Abdelkrim Rais, avec l’aide de son élève Mohamed Briouel, réalisait une transcription en notation occidentale de la nouba Gharibat Al-Husayn.

Haj Abdelkrim Rais dirigera son orchestre (qui porte son nom) jusqu’à 1996, date de son décès. Ce même orchestre sera dirigé par Mohamed Briouel et portera le nom de Orchestre arabo-andalou de Fès.

Il restera, par ailleurs, l’un des meilleurs rebabistes qu’a connue la musique arabo-andalouse marocaine.





Hommage à Moulay Ahmed LOUKILI




Source : Wikipédia

Moulay Ahmed Loukili apprend d'abord la musique auprès de son père, puis en auditeur libre à la mosquée universitaire Quaraouiyine où il rencontre ses premiers maîtres, Mohamed Zahi Berrada qui lui enseigne le oud, Mohamed Ayyoush et Abdelkader Kourrish qui l'initient au répertoire des san'a. Mais ses vrais maîtres seront Al-Brihi et Al-Mtiri, qui rendront d'ailleurs hommage à son talent. Jusqu'en 1936, Loukili fait partie de l'orchestre Al-Brihi à Fès, puis il repart pour Tanger où il fonde l'association Ikhwan al-fan (frères de l'art) qui organise des concerts et assure un enseignement musical.

Professeur au conservatoire de Tétouan, Loukili en profite pour approfondir sa connaissance du répertoire en apprenant les san'a' spécifiques des styles de Tétouan et de Chefchaouen.

En 1952 il devient chef de l'orchestre de la radio, fonction qu'il assure jusqu'à sa mort à la fin de l'année 1988.

Le style de Ahmed Loukili se caractérise par la précision du dawr (mètre poétique) et une parfaite maîtrise de l'utilisation des taratin (syllabes vides complétant le dawr), ainsi que par son souci constant de corriger les erreurs de langue et de grammaire très courantes chez les musiciens. Par un constant effort de recherche et d'analyse, il a également fait œuvre de restauration en exhumant des san'a partiellement oubliées dont il a reconstitué le mètre et certains passages mélodiques

Laissant des élèves dans les villes où il a séjourné, Ahmed Loukili a également fait des adeptes un peu partout qui le tiennent, à juste titre, pour l'un des plus grands maîtres de la musique arabo-andalouse.

La conservation des documents concernant la sauvegarde des enregistrements visuels sont considérés comme d’une valeur artistique et culturelle inestimable. La rediffusion des enregistrements en noir et blanc des années 1960 et 70 sont considérés comme patrimoine culturel national au Maroc.




Hommage à Maître Ahmed El Ghazi



Association des Amis d'Al-Ala
Maître Ahmed El Ghazi est né en 1955 à Tétouan d’une famille qui a donné naissance à un certain nombre d’artistes. On peut citer son père Larbi et son oncle Abdeslam, considérés parmi les plus adeptes de la musique andalouse.
Le milieu familial a eu un grand rôle dans la formation artistique du défunt. La présence de plusieurs instruments de musique chez ses parents a favorisé son intérêt précoce à la musique. Il a appris sur le tas, d’abord à jouer de la percussion, puis le violent et pour terminer le rabab.
Son père fut parmi ses premiers professeurs auprès de qui il a appris la musique andalouse. Puis il a commencé à fréquenter la Zaouiya Harrakia, à l’instar des grands ténors musiciens de la ville de Tétouan et ce, jusqu’à la fin de ses jours, Zaouyia qu’il a toujours considéré comme la plus importante école de la musique andalouse.
Très tôt, Si Amed, a rejoint le conservatoire de Musique de Tétouan que dirigeait Feu Maître Larbi Tamsamani, son principal professeur. A côté de son parcours estudiantin, il s’est imprégné des grands Maîtres telque Abdessadek Chkara, Ahmed Chentoufi, Ahmed Bardray, Mokhtar Lamfarej, Ahmed Ahrazem et d’autres.
Dans les années 70, Feu Ahmed El Ghazi a rejoint l’orchestre du conservatoire de Tétouan, avec qui il a donné des représentations aussi bien au Maroc qu’à l’Etranger, spécialement en Espagne. Ainsi, il a participé avec des troupes de Flamenco dans le cadre du projet Malamajouda.
Sa parfaite maîtrise de la musique andalouse lui a valu la participation à de prestigieux orchestres tels que ceux de Moulay Ahmed Loukili, Abdelkrim Rais, Mohamed Touizi et d’autres.
En 1990, le titre du meilleur musicien sur le rabab lui a été attribué par Feu Abdelkrim Rais. De son côté, l’Association des Amis d’al-ala, n’avait pas manqué de lui rendre hommage de son vivant, notamment lors de la soirée organisée au domicile de Monsieur Zouheir Lamzibri le 26 juin 2010 comme il est de coutume pour les grands maîtres de la musique andalouse.
A côté de son excellente éducation, Si Mohamed était connu pour sa sagesse, sa ponctualité et son dévouement au service de l’art. Il avait aussi la réputation d’avoir une oreille musicale très développée.
Il a exercé jusqu’à ses derniers jours le métier de professeur au Conservatoire de Musique de Tétouan. Il a été, de même, considéré comme l’un des piliers de l’orchestre de Tétouan.
Si Ahmed El Ghazi nous a quitté le 30 Avril 2011 à Tanger à la suite d’un tragique accident de la circulation.
Nous prions Dieu le Tout Puissant de l’avoir en sa sainte miséricorde.

Traduit par M. Noureddine Figuigui


Hommage à Salah Charki

Texte rédigé par la "Fundation Tres Culturas" et traduit de l'espagnol par Said EL OMARI.

Né à Salé en 1923, Salah Charki s'intéresse depuis sa tendre enfance à la musique et à ses divers instruments. Il a été particulièrement fasciné par le "Kanoun" (citare arabe) qu'il finit par maitriser au point d'appliquer des règles scientifiques et modernes pour son utilisation.
La sonorité de cet instrument de bois à 74 cordes est semblable à celle du Luth (al-oud) mais plus claire, à la fois plus incisicve et plus douce; avec un timbre qui rappelle les symphones occidentales.
Salah Charki est devenu le porte-voix de la musique marocaine exposant son originalité et la richesse de ses styles aux qutre coins du monde (Etats-Unis, Russie, Irak, Iran, ...).
Le regretté Salah Charki a également publié plusieurs études sur la musique en général et le Kanoun en particulier. 


Après ces hommages aux prédecesseurs, ci-après une brève présentation des maîtres contemporains.

Anas EL ATTAR



الأستاذ أنس العطار رئيس جوق المرحوم البريهي بفاس : ولد وتربى في بيت علم وفضل فجده وأبوه من رجالات التصوف والذكر والمعرفة وجده لأمه هو شيخ المطربين والحافظ الأمين لنوبات موسيقى الألة : الشيخ محمد بن عبدالسلام البربهي. فعلى هذه الأرضية الصلبة نشأ وترعرع هذا الفنان الشاب وسط جمالية الموسيقى والأنغام.

تتلمذ أنس العطار على يد الأستاذ الجليل الحاج عبدالكريم الرايس لمدة عقدين من الزمان وأخذ عنه الكثير من نوبات والصنائع عزفا وإنشادا كما أخذ عن كبار الشيوخ أمثال المرحوم محمد العربي التمسماني  والحاج محمد التويزي والفنان الحاج محمد مصانو.

وقد أهله حفظه الجيد وعزفه المتقن على أن ينال إيجاز شيخه الحاج عبدالكريم الرايس في أخر ايامه حينما سمح له أن ينوب عنه في التوقيع على الرباب عند غيابه عن الجوق نظرا للمكانة المتميزة التي يتمتع بها هذا الشاب وبذلك اصبح امتدادا طبيعيا للأستاذ الحاج عبدالكريم الرايس رحمه الله

 والأن يترأس  الأستاذ أنس العطار جوق المرحوم البريهي بفاس امتداد للطريقة التعبيرية والصنعة الفاسية

بقلم عبدالله المهداوي.





Mohamed Briouel


Mohamed Briouel est un musicien et instrumentriste marocain, il est né en 1954 à Fès.
Etudiant (1963) du maître de la musique Musique arabo-andalouse au Maghreb Haj Abdelkrim Raïs, Mohamed Briouel a commencé l\'enseignement du solfège dans le Conservatoire de Musique de Fès où il est le directeur.

Mohamed Briouel monte son propre groupe \'l\'Orchestre arabo-andalou de Fès avec qui, il s'est révélé au Maroc et à l'étranger dans les genres musicaux arabo-musulman et sépharade, aux côtés d'artistes juives comme Emile Zrihan, Françoise Atlan, Albert Bouhadana...

Mohamed Briouel a publié un ouvrage sur la musique Andalouse Marocaine \'\'Nouba Gharibat Al Husayn\'\'dont il est rappeler pour la première fois 'les onze noubas andalouses'. De ce fait, il a obtenu le Prix du Maroc en 1986.

Dans les derniers années, Mohamed Briouel a pu réunir de jeunes chanteurs marocains de fès afin de construire une chorale qui a rencontré des succès en participant dans les éditions du Festival de Fès des musiques sacrées du monde.
Copié du SITE HIBA MUSIC

محمد ابريول من مواليد مدينة فاس سنة 1954 رئيس جوق المرحوم الحاج عبدالكريم الرايس حاصل على الجائزة الشرفية في مادتي الصولفيج والموسيقى الأندلسية, عمل ضمن أطر التدريس لمادة الصولفيج بدار عديل منذ سنة 1974, التحق سنة 1969 بجوق البريهي برئاسة الحاج عبدالكريم الرايس, شارك في تسجيلات انطولوجية الألة لأربع نوبات مع جوق البريهي  وميزانين مع الجوق الوطني, أصدر نوبة غريبة الحسين مدونة بالكتابة الموسيقية وحصل هذا الكتاب على جائزة المغرب في الأداب والفنون لسنة 1985, عين سنة 1996 مديرا للمعهد الموسيقي بفاس, بعد وفاة الحاج عبدالكريم الرايس سنة 1996 أطلق على المجموعة جوق المرحوم الحاج عبدالكريم الرايس, شارك هذا الجوق في جميع الأنشطة التي تقوم بها الجمعية منذ تأسيسها.

بقلم عبدالله المهداوي




Amine DEBBI



محمد أمين الدبي من مواليد مدينة الرباط شب وترعرع في وسط وفي أسرة مولوعة إن لم نقل مهوسة بالموسيقى الأندلسية المغربية عمل على تأسيس جوق شباب الأندلس في مارس 1987

ومنذ ذلك الوقت أصبح هذا الشاب يحتك بكبار الموسيقى الأندلسية كالمرحوم عبدالكريم الرايس ومحمد العربي التمسماني والتويزي وعبداللطيف بنمنصور تغمدهم الله جميعا برحمته

كما عاشر عن قرب الأستاذين الكبيرين الحاج محمد باجدوب وأحمد بيرو وبفضل هاذين الأستاذين استطاعت الفرقة أن تصقل مواهبها ورهن عن كفاءاتها داخل وخارج الوطن

بقلم عبدالله المهداوي



Amine  AL AKRAMI
محمد أمين الأكرمي


يعتبر جوق المعهد الموسيقي للطرب الأندلسي تطوان برئاسة الأستاذ محمد أمين الأكرمي الجوق الذي كان يرأسه الأستاذ الكبير المرحوم محمد العربي التمسماني هذا الجوق الذي يمثل المدرسة التطوانية في الموسيقى الأندلسية المغربية إلى جانب فاس والرباط وهي التي تتسم بالطابع الخاص الذي ميزها به مؤسسها الفنان محد العربي التمسماني الذي وضع أسسها الأولى وأرسى دعائمها وما انفك رحمه الله يتعهدها بالدرس والتنقيح والتحسين على مدى أزيد من أربعين سنة حتى وافته المنية في مطلع سنة 2001 م .

هذا وكان المرحوم منذ سنة 1994 قد عهد برئاسة الجوق لتلميذه وحافظ سره الأستاذ محمد أمين الأكرامي الذي حصل من أستاذه على شهادة الكفاءة في الموسيقى الأندلسية وسار على نهجه في المحافظة على أصول هذا الفن وبعث نوادره من الصنائع والنغمات واستنباط أساليب جديدة في الأداء. 

بقلم عبدالله المهداوي



Mehdi ACHACHOUA
مهدي الشعشوع



الأستاذ مهدي الشعشوع رئيس جوق المعهد التطواني يعد بمثابة الإبن الروحي للأستاذ محمد العربي التمسماني رحمه الله ومن ألمع تلامذته. ولد الأستاذ المهدي بن عبدالسلام الشعشوع بالدارالبيضاء سنة 1968, حرز على الباكالوربا سنة 1988 في العلوم الإقتصادية لتخول له دراسة معمقة في التسيير و التدبير موازاة مع المعلوميات ليتخرج من المدرسة العليا للتدبير سنة 1992.

أما عن تكوينه الموسيقي فقد بدأ بدراسة الموسيقى النظرية الصولفيج ونظرية  الموسيقى العربية والموسيقى الأندلسية التي حرز فيها على الجائزة الشرفية.

كما كان له الحظ الوفير بأخذ وحفظ الصنعة الأندلسية على يد أستاذ الأجيال والفنان المبدع الأستاذ محمد العربي التمسماني وثلة من الأساتذة الكبار


بقلم عبدالله المهداوي

 

Haj Mohammed ZAKI
الحاج محمد الزاكي